GCO : Vinci et la politique de la terre brûlée

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

lundi 24 sept. 2018 Alors que de nombreux jugements sont en attente concernant l’utilité publique du projet et les autorisations environnementales, Vinci poursuit les coupes d’arbres tout le long du tracé comme si de rien n’était. Pour se justifier la multinationale se réfugie derrière les arrêtés d’autorisation des travaux préparatoires de janvier 2017 (qui sont toujours pendants au tribunal).

Cette politique de la terre brûlée appelle trois remarques :

- on est en droit de se demander quels travaux préparatoires justifient ces abattages à ces endroits puisque les fouilles archéologiques et les sondages géotechniques ont déjà été réalisés

- où sont les écologues qui selon les arrêtés d’autorisations sont censés veiller au respect des mesures d’évitement et de réduction d’impacts ? Où sont les agents de l’Etat chargés de vérifier le bon déroulement des opérations ? Les seuls agents de l’Etat visibles sont les forces de l’ordre qui s’occupent de déloger élus et citoyens et de faciliter les destructions des habitats d’espèces protégées par la loi.

- Vinci profite visiblement de la bienveillance de l’Etat pour purger intégralement les travaux généreusement permis par les arrêtés de travaux préparatoires et mettre ainsi tout le monde devant le fait accompli y compris le tribunal administratif.

Le coup de force permanent de Vinci et l’incapacité de l’Etat à faire respecter ses propres prescriptions préjuge très mal de la suite des opérations et ne fera que renforcer la détermination légitime de citoyens de plus en plus nombreux.

GCOnonmerci

Publié le 28 septembre 2018