Après ces 2 jours ?

Les deux premières journées de grève à la SNCF sont des réussites, la grève a été très suivie et confirme la combativité des cheminot.es déjà observée le 22 mars. Des disparités importantes selon les secteurs existent néanmoins. Malgré cette forte participation à la grève, les assemblées générales ont été nombreuses (une centaine…) mais trop peu fournies en comparaison du nombre de grévistes. Ce qui peut en partie s’expliquer par les modalités de la grève.

Quand on sait déjà à l’avance quand est-ce qu’on est au taff ou qu’on est en grève, l’AG semble moins importante que quand il s’agit de décidé de reconduire, ou non, la grève par tranche de 24h. C’est pourtant bien dans les assemblées générales, qu’on peut ancrer la grève. Et pas seulement dans les grandes AG interservices où souvent, seul les responsables syndicaux et les plus militant.es prennent la parole, mais aussi dans des discussions à taille humaine, service par service. Pour que chacun-e puisse discuter et s’exprimer.

Point positif, des interventions interprofessionnelles ont eu lieu dans plusieurs AG sur l’idée de “convergence des luttes" et des manifestations ont rassemblé des salarié.es de la SNCF mais aussi d’Air France, Carrefour, de la RATP, des éboueurs et bien sur des étudiant.es. La mobilisation de ces derniers ne cesse d’ailleurs de grossir dans les facs depuis plusieurs jours. La mobilisation de la jeunesse, avec celle des cheminot.es, pourrait bien constituer le point de départ du mouvement social d’ampleur dont nous avons besoin.

Beaucoup de collègues sont pour le moment calé.es sur les modalités de grève des deux jours sur cinq de CGT/UNSA/CFDT, mais le débat est encore là et il faudra forcément à un moment poser la question de reconduire la grève si l’on veut gagner.

Profitons du succès de ces deux premières journées pour convaincre les collègues d’être aussi nombreux.euses les 8 et 9, et de la nécessité de continuer le 10 ! Mais cela, c’est aux cheminot.es d’en décider librement, en assemblées générales !

Le rail déchaîné

Publié le 5 avril 2018