Penelopegate ou aristogate ?

François Fillon et sa femme, d’après les informations du canard enchaîné à paraître aujourd’hui, n’ont pas détourné 500 000 € mais plus de 900 000€ ! [1]

C’est ce que gagne unE enseignantE ou unE infirmièrE en plus de 30 années de travail et un smicard en 65 ans !

Dans le même temps, son fils de 22 ans a gagné 4 850€ par mois et sa fille de 23 ans 3 800€ par mois. Au moins Fillon respectait-il l’inégalité salariale homme/femme de manière scrupuleuse. Tout comme le vice-président de l’assemblée nationale François de Rugy, qui s’est auto-dénoncé sur Twitter en pensant faire le malin à propos des mésaventures du petit baron de la Sarthe [2]. Son prédécesseur de triste mémoire à la vice-présidence Denis Beaupin, EELV lui aussi, avait démissionné de son poste de vice-président car il a harcelé sexuellement de nombreuses femmes qu’il a côtoyées, en particulier dans le cadre de ses fonctions et mandats [3]. Il est toujours député.

Ces gens, qui n’hésitent pas à produire et voter des lois scélérates contre les populations, à faire des discours dans le but de culpabiliser lesdites populations à coup de surenchère réactionnaire, cumulent et encaissent des milliers d’€ d’indemnités et ne respectent bien souvent pas les règles et les lois qu’ils se sont eux-mêmes imposées mais, surtout, qu’ils imposent à l’ensemble de la société. Quand ils abusent de leur pouvoir à leur propre bénéfice ou à celui de leur entourage, ils ne sont jamais emprisonnés, rarement condamnés voir inquiétés [4]. Récemment, Marine Le Pen a tout simplement ignoré les injonctions du parlement européen formulés à son encontre, pour des faits similaires à ceux reprochés dans l’Affaire Pénélope. [5]

Les procédures à leur encontre durent des années, les avocats de la défense bataillent sur des arguments procéduraux et se prémunissent de la présomption d’innocence de la supposée victime pour faire traîner les procès. La « présomption d’innocence », concept que les juges ne prennent semble-t-il pas en compte lorsqu’ils statuent sur le sort du simple quidam [6] , ou lorsqu’ils envoient en prison des manifestantEs et des militantEs, qu’iels soient politiques ou syndicaux. [7]

Aujourd’hui, Fillon (et son camp [8] ) crie à la calomnie et au sabotage de son programme, versant allègrement dans le complotisme pour tenter de se défendre !

Pour mémoire, voilà en quoi son programme consiste : « le prolongement de la tension » imposé par le PS au mouvement social.

Publié le 4 février 2017 par CAL Alsace
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