Loi travail : condamnation honteuse pour Burak

Aujourd’hui 6 septembre, se tenait le procès de Burak, étudiant interpellé suite à la manif du 9 avril à Strasbourg.

Dans les fait, Burak est intervenu lors de l’arrestation d’une manifestante (accusée d’avoir tagué lors de la manif). Il l’a entendu appeler à l’aide, alors il a couru vers elle et l’a ceinturé pour la protéger. Il n’a cependant pas touché un flic.

Accumulation de « témoignages policiers »… sans preuves !

La police quant à elle l’accuse d’avoir tenu une policière par le bras puis de l’avoir poussé au torse, et également d’avoir repoussé un autre policier. Il y a 3 flics qui ont déposé un témoignage contre lui et l’ont formellement reconnu. La seule « preuve » qu’ils avait contre lui est une photo où on le vois tenir la manifestante dans ses bras, mais pas toucher un seul flic !

L’avocate de Burak a précisé que les flics n’avaient pas de brassards visibles à ce moment là, qu’il n’y avait pas de coups et blessures (pas d’itt), que son casier était vierge et qu’une condamnation pourrait compromettre son avenir, notamment le renouvellement de son titre de séjour.

L’avocate de la partie civile et de la flic à demandé une amende de 300 € de dommage et intérêts pour elle et 300€ d’amende. Le procureur à requis 70h de travaux d’intérêt généraux (ou 10 jours de prison ferme) ainsi qu’une amende.

Finalement le juge, dépassant les demandes du procureur, l’a condamné à 1 mois avec sursis ( !!!), 250€ pour la flic et 150€ d’amende (soit 400€ en tous)… mais sans inscription sur le feuillet 2 du casier judiciaire.

Condamnez, condamnez, il en restera toujours quelque chose…

Cette condamnation honteuse démontre bien la vengeance d’Etat qui est en cours. Alors que dans toute la France, des manifestants et manifestantes sont accusés de multiples exactions contre les pauvres petits policiers (dont les témoignages pleuvent, avec plus ou moins de créativité), les procureurs (aux ordres du ministère de la justice) exigent des peines démesurées pour ces crimes de lèse-majesté (souvent de la prison ferme). Par contre, conscient de la faiblesse du dossier contre Burak, le procureur n’a pas pu demandé plus que des TIG…

Contre cette répression, notre réponse reste la SOLIDARITE et la LUTTE

Tous et toutes ensemble le 15 septembre !

Publié le 6 septembre 2016 par CAL Alsace
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