A télécharger

Tract des collectifs AL de Nancy, Moselle, Alsace et Marne

Que pensez-vous de votre nouveau voisin nazi ?

La mode semblant être à la multiplication des discours racistes les plus ridicules, de la fameuse « race blanche » de Morano aux délires irrationnels sur le « remplacement » de la population chrétienne par des musulmans, certains groupuscules nazis se sentent confortés et en profitent pour réapparaitre au grand jour. C’est le cas notamment des « Hammerskins » qui viennent d’installer leur local, pittoresquement dénommé « la taverne de Thor », dans le village de Combres-sous-les-Côtes, dans la Meuse, qui n’en demandait pas tant.

Folklorique mais dangereux

Ce groupe néo-nazis, dont le nom « Hammerskins » (skin – marteau) est tout un programme, ne se contente pas seulement de défiler en uniforme dignes d’un autre temps, dans lesquels de jeunes hommes au crâne dégarnis peuvent exhiber fièrement leurs tatouages où se mêlent croix gammées et références au führer. Pour mettre en application leurs discours haineux sur la suprématie de la « race blanche », ces nazis pratiquent un entrainement aux armes à feu et se sont déjà fait remarquer pour de nombreuses agressions. Lorsqu’ils possédaient auparavant un local du même nom à Toul, ils avaient organisés des concerts faisant venir jusqu’à 2000 nazis de toute l’Europe.

L’ouverture de ce genre de local correspond à une stratégie assez classique dans ces milieux nationalistes radicaux, comme on a déjà pu l’observer, par exemple, à Chauny dans l’Aisne. En créant un foyer qui concentre les activités des militants raciste dans une petite ville, ces militants obtiennent rapidement une position de force localement. Des tensions apparaissent alors avec les habitants et habitantes qui ne leur plaisent pas (personnes d’origines étrangères, couples homosexuels, militant d’associations ou organisations politiques opposées), au point que les agressions se multiplient et que, petit à petit, s’installe un climat de terreur qui permet aux néo-nazis d’imposer leur ordre.

Cette situation est dangereuse pour de nombreuses personnes, y compris celles qui ne se sentaient d’abord pas concerné par la présence de ces militants. Face à des groupes violents et totalitaires, le choix de la neutralité n’existe plus.

Que faire ?

L’extrême droite agite la liberté d’expression comme un étendard, mais le racisme n’est pas une opinion banale qu’on exprime. Son principal vecteur est la violence : menaces verbales et physiques contre tous ceux qui ne partagent pas leurs idées, agressions racistes (comme ce couple mixte agressé à coups de batte de base-ball à Villeurbanne en 2011 :60 jours d’ITT, ou Brahim Bouarram assassiné par des boneheads, ou encore Clément Méric). Alors que le consensus scientifique est complet pour nier le concept de race pour l’Humanité, nous ne pouvons pas laisser s’installer et prendre racine un groupe qui prône la supériorité d’une soi-disant race blanche.

Pour cela, nous ne devons pas tout attendre des autorités. C’est notre nombre et notre unité qui seront les leviers les plus efficaces. La solidarité et la pression populaire empêcheront ces néo-nazis revendiqués d’imposer leur loi. Elles permettront de prévenir leurs débordements, et les forcera à fermer un lieu de propagande raciste et antisémite .

Pour cela nous vous invitons tous et toutes à vous mobiliser :


Manifestation unitaire

Samedi 14 novembre, 14h

Parc de Londres, Verdun

15h30 à 19h : Ateliers concerts, débats, stands d’information,…

A l’appel de AFA Strasbourg, Alternative libertaire Nancy, Moselle, Alsace et Marne, Association Nationale Transgenre, Autonome Antifa Freiburg, BAF Nancy, CCAN, CGT Lorraine, CNT Interco 54, Collectif Debout !, Ensemble 54, Équinoxe, FSU 54, Honneur aux Dames, Initiateurs de la pétition pour la fermeture définitive de la Taverne de Thor, L’Autre Cercle, La Crise, La Horde, Le Kreuji, Les Oublié-e-s de la Mémoire, MRAP Nancy, NPA, PCF 55, PCF Nancy, RésisteR !, Solidaires 54, SUD Éducation Lorraine, Transnational Information Exchange Germany, UD CGT 55, UL CGT Nancy…


Faisons le choix de l’émancipation

Désigner l’étranger comme l’ennemi fait disparaître du débat public les problèmes qui nous concernent toutes et tous, quelques soient nos origines, et face auxquels on veut nous diviser : logement, chômage, privatisation du bien commun, violence policière, crise environnementale…

L’extrême droite instrumentalise la « crise des réfugiés » pour imposer son discours raciste. Induire que les réfugiés qui traversent la méditerranée au péril de leur vie sont en fait des envahisseurs islamistes n’est pas seulement risible : c’est un déni de solidarité majeur avec ces populations qui fuient la guerre, la famine et l’extrême pauvreté. Contextes que ces gens, venant surtout de Syrie, d’Afghanistan ou d’Érythrée, doivent à nos dirigeants et à nos marchands de canons. Ce discours tend également à cacher les conditions d’accueil des réfugiés en France, soumis à une politique migratoire répressive et inhumaine.

Contre les guerres et les oppressions qui poussent sur les routes de l’exil des millions de personnes, nous ne pouvons pas faire confiance à des gouvernements. Ce sont aux peuples du monde de faire preuve de solidarité ! Contre les barbares de l’Etat islamique, contre les tyrans qui massacrent (en Erythrée par exemple) ou qui emprisonnent (en Russie par exemple), c’est à nous d’agir ! En soutenant ceux et celles qui cherchent un refuge, en aidant ceux et celles qui luttent contre l’oppression, en protestant contre les complicités dont bénéficient les tyrans au sein de notre propre gouvernement… La solidarité est notre arme !

Publié le 1er novembre 2015 par CAL Alsace
799 visites