Alain Pojolat poursuivi : jusqu’où Hollande et Valls iront-ils dans la complicité avec les criminels ?

mercredi 30 juillet 2014 par le Bureau National de l’UJFP

L’armée israélienne poursuit son entreprise de destruction de la bande de Gaza, d’assassinat de femmes, enfants, vieillards ; d’anéantissement des bâtiments publics et des habitations.

Dans le même temps, il réprime de façon sanglante les manifestations de Cisjordanie et poursuit la destruction des villages des Palestiniens bédouins du Néguev.

Israël est coupable à la face du monde de crimes de guerre et de crimes contre l’Humanité.

Dans cette situation, le gouvernement français tient à montrer sa « fermeté »….

Comment ?

Croyez-vous que ce soit, par exemple :

En rappelant son ambassadeur quand Ziad Medoukh, le directeur du département de français à l’Université Al Aqsa de Gaza se voit interdit de se rendre en France ?

En convoquant l’ambassadeur d’Israël à Paris quand la maison du Consul de France à Gaza, parfaitement repérée et identifiée, est détruite par l’armée israélienne ?

En demandant la suspension des accords entre l’Union Européenne et Israël en dépit d’un article de l’accord qui le conditionne au respect des droits de l’homme ?

En demandant l’inculpation des dirigeants politiques et militaires coupables de ces crimes ?

En exigeant des instances de l’ONU qu’elles cessent de faire des déclarations lénifiantes sans jamais en assurer l’exécution ?

En publiant enfin l’abrogation de la circulaire Alliot Marie qui interdit aux citoyens français de boycotter les produits et les institutions israéliens ?

En décrétant la dissolution du groupe fascisant Ligue de Défense Juive coupable des incidents de la manifestation du 13 juillet à Paris ?

Non, vous n’avez rien compris à la politique de François Hollande et du gouvernement Valls.

Le gouvernement français montre sa « fermeté » en engageant des poursuites contre Alain POJOLAT. Ce responsable du Nouveau Parti Anticapitaliste avait déposé, avec une vingtaine d’autres associations (dont une bonne dizaine sont membres du Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Israéliens et Palestiniens), la demande de manifestation pour le samedi 26 juillet à Paris afin que la colère légitime des Parisiens contre la politique israélienne puisse s’exprimer dans un cadre organisé. Ce rassemblement, scandaleusement interdit, n’a pas connu d’incident jusqu’à sa dispersion assurée par son propre service d’ordre. Mais il fallait au pouvoir un bouc émissaire, un « exemple ».

Alain est convoqué devant le Tribunal de Grande Instance de Paris le 22 octobre prochain.

Faire porter au seul Alain POJOLAT le chapeau du maintien du rassemblement décidé par plus d’une dizaine d’organisations, est une manœuvre minable montrant à quel niveau de bassesse en est arrivé ce gouvernement.

L’Union Juive Française pour la Paix apporte à Alain POJOLAT son total soutien. Nous serons à ses côtés le 22 octobre prochain au Tribunal. Cette nouvelle tentative d’intimidation du mouvement de solidarité ne peut avoir qu’une seule réponse : développer encore davantage les manifestations de soutien à la résistance du peuple palestinien et dénoncer tous les complices de l’agression qu’il subit.

LA CGT PARIS EXIGE LA RELAXE D’ALAIN POJOLAT ! Alain POJOLAT militant CGT, mais aussi politique, qui avait déposé au nom de l’ensemble des organisateurs la déclaration en Préfecture des manifestations de soutien au peuple palestinien qui ont finalement été interdites, a été convoqué pour se voir notifier sa mise en examen et devrait comparaître devant le Tribunal de Grande Instance de Paris le 22 octobre 2014.

L’UD CGT Paris a déjà désapprouvé la décision prise par les autorités françaises d’interdire certaines manifestations de solidarité avec le peuple palestinien. Il faut remonter à la fin de la guerre d’Algérie pour retrouver de telles interdictions. Le droit de manifester fait partie des libertés démocratiques. La France est le seul pays où ces manifestations ont été interdites.

Au moment où la population de Gaza, toujours frappée par le blocus imposé par l’Etat d’Israël subit un véritable déluge de bombes, qui a fait plus de 2000 morts, des milliers de blessés, dans leur immense majorité civils, et 250 000 sans abri et déplacés, il est inacceptable que le gouvernement nous prive du droit de dénoncer ces massacres dans la rue. Par cette interdiction provocatrice, il est le premier responsable des incidents. Incidents qui ont d’ailleurs été déformés et démesurément grossis, avec la complicité des médias, pour tenter de justifier cette atteinte aux libertés élémentaires.

Dans le même temps, ces autorités n’ont eu aucune volonté de prendre la moindre initiative politique répondant à la gravité du drame qui se déroule à Gaza comme la dénonciation des violences perpétrées contres les civils, soutenir les droits du peuple palestinien et mobiliser la communauté internationale en faveur de la paix.

En s’en prenant à un militant qu’il soit syndical ou politique, mais aussi à de simples manifestants, le pouvoir continue à entretenir l’amalgame qui a été fait entre certains « casseurs » et ceux qui souhaitent simplement manifester de façon pacifique leur soutien à la cause du peuple palestinien. Le pouvoir tente une nouvelle fois de criminaliser le mouvement de solidarité et continue d’affirmer ainsi son soutien à la politique criminelle de l’Etat d’Israël.

Manifester, n’en déplaise au gouvernement est un droit constitutionnel garanti par la convention européenne des droits de l’homme et des libertés fondamentales dont la France est signataire. Pour la CGT cette nouvelle atteinte au droit de manifester et de pouvoir exprimer librement sa solidarité avec le peuple palestinien massacré par l’Etat d’Israël est inadmissible. La CGT Paris, l’UL CGT du 18ème et le syndicat BNP expriment toute leur solidarité à Alain POJOLAT et s’associeront aux différentes initiatives qui iront dans ce sens. Elles appellent d’ores et déjà à signer massivement la pétition de soutien à notre camarade Alain POJOLAT et exigent qu’il soit relaxé.

Merci de signer la PETITION et de la renvoyer à UD CGT Paris - 85 rue Charlot - 75003 Paris (mél : accueil@cgtparis.fr)

Publié le 9 août 2014 par CAL Alsace
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