Rassemblement du 1er mars 2013 à Strasbourg

Solidarité contre la répression en Russie.

Le 1er mars 2013, près d’une cinquantaine de personnes se sont rassemblées sous les fenêtres du consul de Russie à Strasbourg pour réclamer la fin de la répression particulièrement violente qui touche l’opposition de gauche en Russie.

Ce rassemblement avait été appelé par l’Association des travailleurs maghrébins de France , ATTAC , Alternative Libertaire , Gauche Anticapitaliste , Gauche Unitaire , Nouveau Parti Anticapitaliste, l’Association Alsace-Syrie

Solidarité contre la répression en Russie.

Une vague de répression s’abat sur de nombreux militants politiques de gauche en Russie. Le 28 février s’ouvre un procès contre ces militants accusés de tous les torts voir même de « complot anti-gouvernemental » ce qui rappellera à chacun des heures sombres de l’histoire russe avec laquelle Vladimir Poutine renoue. Il s’agit tout simplement de briser tout engagement politique contre le régime actuel et de briser l’opposition de gauche à Vladimir Poutine.

Parmi la vingtaine de militants accusés certains sont incarcérés dans des conditions qui mettent leur santé et leur vie en péril.

A l’appel d’organisations de gauche russes nous avons décidé de participer à cette campagne de solidarité internationale pour rompre le silence que le pouvoir russe voudrait entretenir autour de cette répression politique.

Nous appelons donc à un rassemblement devant l’ambassade et les consulats russes à Paris, Strasbourg, Marseille et Biarritz le vendredi 1er mars.

Signataires : Alternative libertaire, NPA, Parti de gauche,

rassemblement devant le Consulat Russe

A STRASBOURG, 6 place Sébastien BRANT

vendredi 1er mars a 17h

A l’appel de l’Association des travailleurs maghrébins de France , ATTAC , Alternative Libertaire , Gauche Anticapitaliste , Gauche Unitaire , Nouveau Parti Anticapitaliste


Appel des organisations russes contre la répression

www.politzk-ru.org/

SOLIDARITE CONTRE LES REPRESSIONS !

Appel des organisations de gauche de Russie à leurs camarades du monde entier.

Il y a deux mois, nous, représentants des organisations de gauche de Russie, avons adressé un appel pressant à nos camarades et alliés du monde entier, leur demandant de mener des actions face à la campagne de répressions politiques sans précédent qui a lieu en Russie.

Malheureusement, à l’heure actuelle cet appel nous apparait encore plus urgent. Nous sommes face à une affaire politique dont l’ampleur permet une analogie avec les procès contre les « populistes » russes du XIXème siècle. Le nombre d’inculpés potentiels dans la dite affaire des « troubles massifs de l’ordre public » du 6 mai a déjà largement dépassé les 20 personnes, dont la majorité a déjà passé de longs mois en détention préventive. Vladimir Akimenkov, Oleg Arkhipenkov, Andreï Barabanov, Fedor Bakhov, Iaroslav Belousov, Alexandra Doukhanina, Stepan Zimin, Ilya Gouchschin, Nikolaï Kavkazski, Alexandre Kamenski, Léonid Kovyazin, Mikaïl Kosenko, Sergueï Krivov, Konstantin Lebedev, Maxim Louzyanin, Denis Loutskevitch, Alexeï Polikhovitch, Leonid Razvojaev, Artem Savelov sont d’ores et déjà incarcérés.

Il ne fait aucun doute que le but de cette affaire est de briser la volonté de s’engager dans la lutte politique percevable au sein d’une large frange de la société mécontente du régime politique actuel et donc de faire voler en éclat l’opposition, dont une part non négligeable soutient des idées de gauche. Le Comité d’enquête de la Fédération de Russie, une structure contrôlée exclusivement par le président Poutine, veut faire croire à un complot de grande ampleur qui impliquerait aussi bien de simples participants aux manifestations de l’année passée que des activistes politiques reconnus. Ainsi, le 10 janvier dernier, nous avons appris que deux affaires pénales avaient été fondues en une : celle des « troubles massifs de l’ordre public » (19 personnes arrêtées, deux faisant l’objet d’une interdiction de quitter le territoire de Moscou et 10 autres obligées de trouver refuge hors des frontières de la Fédération) et celle pour « organisation de troubles de l’ordre public » ouverte contre nos camarades Konstantin Lebedev, Leonid Razvojaev et Sergueï Oudaltsov qui se trouvent également en détention préventive.

La liste des accusés ne cesse de croître. Tout récemment, le 7 février, Ilya Gouchschin, un jeune homme de 24 ans accusé comme les autres figurants de l’affaire d’avoir participé aux « troubles de l’ordre public » et d’avoir commis des violences à l’encontre d’un policier, a été arrêté. Plus tôt, le 17 janvier, Alexandre Dolmatov, qui s’était vu refuser l’asile politique et s’apprêtait à être déporté en Russie, a mis fin à ses jours dans un centre de rétention près de Rotterdam. Le 9 février, Sergueï Oudaltsov, qui jusque-là tombait sous le coup d’une interdiction de quitter le territoire de Moscou, a été assigné à résidence par une décision du tribunal. Cela signifie qu’il lui est pratiquement interdit d’avoir tout contact avec l’extérieur et que le moindre pas de travers mènera à son emprisonnement.

De plus, le tribunal et l’instruction désignés par le Kremlin exercent une pression énorme sur les accusés, mettant parfois leur santé et leur vie en danger.

Ainsi, la vue de Vladimir Akimenkov (1987), arrêté le 10 juin de l’année passée, est de plus en plus mauvaise. L’activiste du Front de Gauche souffre de maladies congénitales de la vue qui ne cessent de s’aggraver dans les conditions de détention auxquelles il est soumis et peuvent aboutir sur une cécité totale. Les défenseurs des droits de l’homme et les avocats d’Akimenkov ont à plusieurs reprises demandé à la Cour de faire preuve d’humanité et de convertir sa peine afin qu’il puisse sortir de prison. Plus de 3000 personnes ont signé une pétition à cet effet. Cependant, la Cour et les enquêteurs sont restés inflexibles et il est prévu qu’Akimenkov reste en prison jusqu’au 6 mars au moins.

Mikhaïl Kosenko (1975), un autre accusé qui souffre de troubles psychiques suite à un trauma subi dans le cadre de son service militaire, n’a accès ni à ses médicaments ni à un traitement normal. Cependant, au lieu de le laisser sortir jusqu’à son procès, l’instruction prévoit d’envoyer Kosenko en « traitement forcé » dans un hôpital carcéral.

Leonid Razvojaev (1973), coordinateur du Front de Gauche, a été enlevé par des inconnus en Ukraine et ramené à Moscou. Par la suite, sous la pression et la menace de torture, il a signé une déclaration dans laquelle il reconnaît les faits qui lui sont reprochés, qu’il a évidemment démentie mais est néanmoins utilisée par l’instruction contre les autres accusés. Razvojaev se trouve actuellement dans une prison de la ville sibérienne d’Irkoutsk, où les possibilités de communiquer avec son avocat et sa famille sont toujours plus limitées.

L’affaire doit passer devant la Cour en avril. L’accusation présentera ses preuves concernant l’existence d’un complot antigouvernemental de grande ampleur où tous les accusés auront un rôle à jouer. Nous n’avons aucun doute quant au caractère partial et injuste que prendra ce procès. Il aboutira sur les destins brisés de dizaines de personnes (les articles concernés du Code pénal prévoient des peines de prison pouvant aller jusqu’à 8 ans), une hystérie conspirationiste dans les médias russes et une carte blanche pour de nouvelles répressions.

Votre solidarité nous est plus que jamais importante. A la veille de ce procès honteux qui aura lieu le Février 28 - Mars 3, nous vous appelons à mener des actions devant toutes les représentations de la Fédération de Russie dans vos pays respectifs, à faire pression sur vos gouvernements et organisations de défense des droits de l’homme et à diffuser au maximum des informations sur les répressions contre l’opposition qui ont lieu en ce moment en Russie.

Mouvement socialiste de Russie (RSD)

Front de Gauche (Levyi Front)

Action autonome (Avtonomnoe Deïstvie)

Publié le 26 février 2013 par CAL Alsace
1042 visites