COLLECTIF MOSELLAN DE LUTTE CONTRE LA MISERE

Communiqué du 19 janvier 2013

Le collectif confirme que le service du 115 en Moselle pratique depuis plusieurs années un tri sélectif entre les personnes qui appellent pour demander un hébergement d’urgence.

Ce fait n’est pas nouveau. Déjà en 2004 le collectif avait publiquement dénoncé ces pratiques qui relevaient alors d’instructions écrites. Aujourd’hui, le collectif constate que ces pratiques honteuses perdurent même si elles ne font plus l’objet de notes écrites émanant de l’autorité qui supervise le 115, c’est-à-dire la DDCS.

Contrairement aux déclarations de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale et du directeur de l’association qui gère le service du 115 de Moselle, les travailleurs sociaux du 115 à l’écoute quotidienne des personnes demandant un hébergement, et qui font un travail indispensable, sont tenus par les instructions orales qui leur sont données. Le collectif en détient une nouvelle preuve formelle depuis hier, 18 janvier 2013.

Le collectif demande que cessent sans plus tarder les insinuations polémiques et scandaleuses de l’administration chargée de gérer l’hébergement en Moselle en faisant des amalgames sur l’hébergement des français et des étrangers : demandeurs d’asile d’une part et originaires de l’Union européenne d’autre part comme le sont les Rom de Metz. Sur la situation du bidonville de Metz-Sablon, le collectif membre du « comité d’accueil et de soutien des familles Rom » de Metz accompagne depuis plus de 8 mois, les 69 personnes dont 24 enfants identifiés. Depuis le 7 décembre 2012, ce comité a obtenu la régularisation de 28 personnes dont 13 enfants mineurs.

Mais à ce jour, 19 janvier 2013, 33 personnes dont 13 enfants mineurs ne sont toujours pas régularisées. Et parmi elles, 23 personnes dont 1 enfant mineur vivent toujours sur ce bidonville dans des conditions indignes et dangereuses. Toutes ces personnes ont demandé un hébergement depuis des mois et aucune n’a refusé d’hébergement contrairement à ce que répand publiquement l’administration.

Le collectif appuie la demande de rendez-vous faite de nouveau et par écrit au préfet de Moselle le 16 janvier 2013 pour évaluer la situation qui perdure depuis des mois et qui concerne encore la moitié des mêmes personnes identifiées sur ce bidonville.

La préfecture, la mairie de Metz et la DDCS connaissent parfaitement l’identité et la situation inhumaine de vie de ces personnes.

Ces faits conduisent une fois de plus le collectif à souligner le caractère récurrent des difficultés d’hébergement d’urgence en Moselle et à rappeler qu’il a transmis aux Pouvoirs publics depuis plusieurs années déjà des propositions non retenues à ce jour.

Pour le collectif Robert Lagal Denis Maciazek Viviane Netteler

Le collectif : AC ! Metz et Nord de la Lorraine, Clcv Metz-Borny, ATTAC 57, Culture et Loisirs, CGT, CNT, DAL57, EELV, FASE57, Médecins du Monde, MJS, MRAP, NPA, PG57, RESF57, Sud.Santé sociaux, UNEF

Publié le 26 janvier 2013 par CAL Alsace
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