La C.R.I.S.E

Chômages, précarités, pauvretés…. la C.R.I.S.E. poursuit son action !

Agir ensemble plutôt que subir est la seule solution !

Mercredi,06 juin à Nancy, occupation d’une permanence P.S sous insécurité policière. Normal !

« Police partout ! Justice Nulle part ! » Le changement c’est pas demain la veille si nous ne le provoquons pas nous même !

Parole d’un des flics en train de contrôler nos identités : « Vous voyez, pour nous rien n’a changé, on continue comme avant »

Parole du jeune P.S. qui a appelé la milice du capital : « Heureusement que les forces de l’ordre sont là pour nous protéger »

Militant-es de la C.R.I.S.E, de la C.N.T et de C.U.L.I.N.A, mercredi 6 juin, en fin de journée, se sont engouffré-es dans le Tram à destination de Vandoeuvre pour une visite « poil à gratter » des locaux d’une permanence P.S d’un candidat de la 2ème circonscription de Meurthe et Moselle.

Ces interventions pourquoi ?

Cette incursion, décidée par les caf-ard-es de La C.R.I.S.E se voulait être une interpellation face à l’absence de considération et de perspectives de changement à propos des plus de 5 millions de chômeur-es officiels, des plus de 11 millions de pauvres, des millions de précaires, des millions de fin de droits, des millions de « sans ». Cette classe populaire, confrontée à une violence sociale sans précédent continue à être méprisée, absente des débats politiques. Pour preuve, bien que nous n’en soyons pas surpris, la non proposition faite aux mouvements de lutte contre le chômage, les exclusions et la précarité, de participer au cirque à venir de la conférence dite sociale des 09 et 10 juillet prochains. Cette conférence dite sociale n’est rien d’autre qu’un panier de crabes, qui loin remettre en cause le système de destruction massive qu’est le capitalisme, s’en accommodent et/ou se prédisposent sans complexe à collaborer avec. Rien dans les 7 thèmes prévus dans les tables rondes ne concernent les droits humains les plus fondamentaux, comme celui du droit au revenu sans autre condition que le droit à la vie, pour toutes et tous. Nous persistons à leur dire que le droit à la vie, à la nourriture (une grande majorité de chômeurs, précaires et pauvres sont dans l’impossibilité d’accéder à une alimentation saine avec en conséquence des risques accrus sur la santé), le droit au logement décent, aux soins, à l’éducation, à la formation choisie tout le long de la vie, à la culture, à la mobilité, au lien social n’ont rien à voir avec le principe de l’utilité. Alors qu’ils se prétendent les garants de la laïcité, ils restent attachés au principe judéo-chrétien : « Que celui qui ne travaille pas ne mange pas ».

Le coup de pouce (du pied pour reprendre Martine Aubry) au SMIC, va signifier quoi pour les millions de travailleuses/travailleurs pauvres, suvivant-es sous le seuil de pauvreté, aux temps partiels imposés ? L’augmentation immédiate significative de l’ensemble des minimas sociaux est une exigence. La mise en place à moyen terme, à court terme pour les jeunes notamment, d’un revenu de vie optimal à 1500 € net est un impératif.

Nous nous sommes répandus, après avoir déroulé sur la vitrine la banderole de La C.R.I.S.E à travers les locaux de cette permanence où se trouvait, entre autre, l’attaché parlementaire du « député » (bientôt débouté ?) sortant. Là on nous assène les habituelles litanies : « C’est pas des façons de faire… » ; « Prenez RDV… » ; « On vous écrira » ; « Nous sommes pressés » (pas nous ça tombe bien…)… Ce que nous rappelons : Depuis plus de 30 ans c’est la même histoire (retour sur les années Mitterand, Jospin…). Lors de la venue de Hollande, pour un meeting, au parc expo de Vandoeuvre où nous nous sommes invités, nous avons été maintenu à l’extérieur avec banderole et tracts jusqu’à l’arrivée du candidat « normal ». Dès sa présence sur le site annoncée comme imminente son service de sécurité (d’insécurité) nous a contraint à l’écart. Quelques sbires roses sont venus nous rencontrés en tentant le coup du « vos revendications » seront remontées à Hollande qui vous répondra, en ajoutant que les pontes rose pâle du Grand Nancy nous rencontrerons… A ce jour, toujours rien… Aujourd’hui que l’oligarque « normal » a endossé la veste (prête aux retournements) du « changement c’est maintenant » et bien faut qu’on voit maintenant… !

Quelques hausses de ton normales, des discussions animées dans le normal, quelques agitations et puis… C’est le piège du « café »… : Une personne d’entre nous se sert un café à disposition des visiteurs de la permanence, non sans en aviser un des jeunes P.S (P comme… S comme…) : « Je me suis servi un café ». Le jeune rose trou duc de crier au vol ! Et pour ce café, qui a fait monter la pression, d’en arriver à appeler par tel les flics auxquels il parle notamment d’un vol de café ! Avec ou sans sucre ? Bravo du con, t’a de l’avenir toi…

Quelque temps plus tard, c’est une escouade de pantins en bleu, qui matraque et sulfateuse à la main, surgissent, nous évacuent du lieu et forment un demi cercle duquel nous ne pouvons nous extirper. Et puis c’est le contrôle des identités… Nous sommes vigilants quant au risque d’interpellation, d’autant qu’un certain nombre d’entre nous sont, pour des raisons militantes, dans le collimateur des pantins en bleu. Nous appelons la presse, qui à cette heure là ne viendra pas, et des personnes de nos réseaux. Près d’une heure se passe avant que les pantins ne décident de lever le camps, non sans attendre notre départ depuis les fourgons postés à quelques mètres de là.

•Dès le lundi, 04 juin et pour ainsi dire chaque jour : Intervention sur le grand-Nancy, mais aussi à Toul, sur les Pôle Emploi, la Caf, les C.C.A.S, les rues, les quartiers populaires, pour appeler à sortir de la résignation, à nous rejoindre et à s’auto organiser, les chômeur-es, les précaires, les survivant-es aux minima-sociaux, les travailleur-es pauvres, les sans revenu, les intermittents du spectacle comme de la vie, femmes, hommes, jeunes en galère, seniors. Toutes celles et ceux du mouvement social qui souhaitent nous rejoindre sont par avance les bien venus. Diffusion de tracts, collages d’affiches…

• Samedi 16 et Dimanche 17 juin :

Rencontre à Paris/Montreuil, proposée par des collectifs de luttes actives chômages, précarités ; les CAFARDS de Montreuil, Recours-radiations et le CIP-IDF. Le thème : « Se défendre face à Pôle Emploi et s’organiser pour lutter ».

5 personnes de La C.R.I.S.E participent à cette rencontre. Nous avons besoin de soutien pour financer ce séjour : voyage, intendance.

• Samedi 23 juin de 10h à 22h : Au C.C.A.N 69 rue Mon Désert à Nancy.

Journée Remue Méninges de La C.R.I.S.E avec convivialité, échanges et du festif.

Débats et échanges autour des thèmes du Revenu optimal (universel, inconditionnel, d’existence…),du droit à la vie en opposition au droit au travail….

« Le droit au bien être est la révolution sociale, le droit au travail ne signifie rien, si ce n’est un tapis roulant pour la commercialisation » Kropotkine dans La conquête du pain.

Bougez-vous le cul, rejoignez-nous !

Pour soutenir La C.R.I.S.E : chèques à l’ordre de A.C.D.C/La C.R.I.S.E

« La C.R.I.S.E. » 69 rue de Mon Désert 54000 Nancy Tel mobile : 06 59 82 73 67 Tel fixe : 03 72 14 85 23 (aux jours et heures des permanences puis des réunions) Page facebook : « la C.R.I.S.E. c’est à Nancy » site à venir… Permanences : tous les jeudis après-midi de 15h à 19h (à faire connaître). A.G./réunions/auto formations : le mardi à 20h (et + selon actualité)

Publié le 5 juin 2012 par CAL Alsace
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