MARDI 31 JANVIER à 12H30 au PATIO (salle indiquée sur place)

Assemblée générale sur la précarité

Ce mardi 17 janvier, des étudiant-e-s se sont réuni-e-s en assemblée générale pour discuter de la précarité qu’ils subissent. Il a été décidé de poursuivre le dialogue lors d’une deuxième assemblée générale mardi 31 janvier à 12h30. La précarité nous concerne toutes et tous.

Pourtant beaucoup d’entre nous pensent : qu’on ne peut rien y faire, que c’est temporaire, qu’ils sont des cas isolés, ou pire que le travail précaire est formateur ! Vaste blague…

Toutes et tous précaires La précarité est devenue normale dans le milieu étudiant. Des étudiant-e-s contraint-e-s de travailler, aux bourses qui n’arrivent pas à temps, des loyers qu’il faut payer, aux dépenses qu’on ne peut plus se permettre (santé …) personne ne peut nier cette réalité.

1 étudiant-e sur 2 est obligé-e de travailler pour financer ses études. Les conditions de travail et nos droits sont rarement respectés par les employeurs, privés ou publics… même la fac paye au mieux trois mois en retard ses étudiants vacataires ! Problème : on a 30 à 40% de chances en moins de réussir son diplôme quand on travaille. Entre le lieu de travail et le lieu d’étude, où est notre place quand on ne récolte que les inconvénients des deux : travail galère, exams à l’arrache.

Précarité même dans les formations professionnalisantes. Les formations professionnalisantes sont présentées comme la voie royale vers l’emploi. Cet émerveillement cache une précarité plus que présente. Le stage est devenu incontournable, en restant pas ou sous-payé. On peine souvent à trouver un rapport entre les tâches effectuées et la formation. Sans compter que le stage reproduit les inégalités entre étudiant-e-s, le piston y jouant à plein.La même chose vaut pour les formations professionnalisantes. La nouvelle formation des enseignants est un vrai fiasco : formation au rabais, contradictoire, encadrement ridicule, pression psychologique, nombreux abandons…

Tout ça pour quoi ?

Malgré tout, on devrait accepter tout ça au nom du travail que nous garantirait nos études. Mais de quel travail parle-t-on ? Pour une grande majorité d’entre nous, le marché du travail n’organisera que la précarité de nos statuts. On a bradé nos formations en nous sommant de nous professionnaliser. On a remplacé la transmission du savoir sur le long terme par l’apprentissage rapide de soi-disant « compétences ». La formation sur le tas qu’assumaient les entreprises est assurée par nos facs, qui encouragent ainsi la docilité et l’adaptation à court terme… et nous devrions dire merci ?!

Concrètement, la dernière réforme de la licence vise à créer plus de stages, plus de cours ouvrant aux compétences des entreprises, plus d’intervenants extérieures mais tout ça pour quoi ? Pour exercer un travail dans notre branche, et qui nous épanouisse, il ne faut pas quelques compétences managériales et futiles mais de vrais connaissances permettant de comprendre et d’exercer nos futurs emplois .

De cette course à l’emploi, certains sortiront gagnants. Aux autres il ne restera que la précarité durable, les périodes de chômage, les boulots sans rapports avec la formation et tout ce que cela entraîne de destruction des solidarités, de violence psychologique, d’impossibilité à mener une vie amicale, sentimentale, professionnelle équilibrée. On ne peut plus nous faire croire que la précarité étudiante est 1) une étape normale 2) une parenthèse sans lendemain.

LA PRÉCARITÉ ISOLE, LA LUTTE RASSEMBLE : ORGANISONS-NOUS !

Sud Étudiant Strasbourg

Visitez notre site pour être au courant de nos activités : http://sud.qsdf.org

Publié le 29 janvier 2012 1283 visites