Les Poupées en Pantalon, la sortie du 4ème numéro

N’hésitez pas à diffuser l’information et à commander le magazine (dans certaines librairies à la fin du mois, par correspondance dés aujourd’hui en envoyant un chèque de 5 euros à l’adresse Les Poupées en Pantalon, 12 rue de Wissembourg, 67 000 Strasbourg)

Depuis ce qu’on appelle communément « l’affaire DSK », les politiques et intellectuels au sexisme particulièrement décomplexé se déchaînent, criant à l’injustice lorsqu’un homme se retrouve accusé de viol alors qu’il n’a fait que céder à des « pulsions naturelles ». Le viol, les violences en général, sont présentés comme faisant partie de la bonne marche de la société. Les victimes sont décrédibilisées, les violences minimisées… Ivan Levaï en vient jusqu’à dire, le 6 octobre, qu’ « un viol, c’est avec un couteau ou un pistolet ». Les insultes, contraintes, humiliations, coups ne sont que des préliminaires à un « rapport sexuel normal » insinue-t-on dans les hautes sphères médiatiques. Dans cette période de révélation d’un sexisme exacerbé, nous avons décidé de (re)mettre des mots sur des actes issus d’un système qui opprime les femmes, de (re)donner la parole aux premières concernées, de laisser s’exprimer les paroles réprimées par ces « élites », ces paroles qui les dérangent tant. Ainsi, dans ce 4ème numéro des Poupées en Pantalon, les violences seront notre axe principal de réflexion : viol et devoir conjugaux, sexisme ordinaire, violence psychologique… Autant d’articles témoignant et dénonçant des violences quotidiennes que subissent les femmes et ce parce qu’elles sont des femmes. Cette volonté de mettre en avant la parole et l’expérience des femmes traverse le magazine dans son ensemble. Le sommaire, hétéroclite, contient des articles ayant pour ambition la déconstruction des mythes et des idéaux valorisés par le patriarcat ; une redéfinition féministe des termes, des actes qui aujourd’hui sont employés contre les femmes à dessein. L’essentialisme, l’hystérie, les mutilations sexuelles, la virginité y sont abordés dans une volonté de réappropriation du vocabulaire, du sens et une mise au point sur ce que ces actes et ces sujets cachent réellement.

Publié le 10 novembre 2011 1273 visites