Changement de lieu

Manifestation antifasciste, samedi 22 octobre à Emmendingen et octobre antifasciste une retrospective.

Les nazis se posent en victimes après une tentative d´assassinat

A l´appel du collectif antifasciste de l´Ortenau notamment, les antifascistes de la région voisine manifesteront à Emmendingen. Initialement prévue pour contrer la marche nazie à Offenburg (appelée par les groupes suivants : Kameradschaft Südsturm Baden, Freie Kräfte Ortenau, Freie Nationalisten Kraichgau Freie Kräfte Schwarzwald, Freie Bewegung Sektion Baden, Freie Bewegung Sektion Ostfriesland, Freie Kräfte Hegau-Bodensee, Junge Nationalisten Konstanz, Freikorps Baden, Junge Nationalisten Heilbronn, Autonome Nationalisten), cette dernière a été finalement annulée car les groupes d´extrême droite se déplacent par provocation plus au sud, encore une tentative pour foutre le bordel chez les antifascistes.

Cette manœuvre est grandement liée à la tentative d´assassinat le premier octobre d´un antifasciste par un cadre nazi connu à Offenburg, le fameux Florian Stech. En préparation pour le 22 devait se tenir ce jour-là une fête nazie dans les environs d´Emmendingen. Quelques antifascistes observaient à distance les évènements lorsque le surnommé « Ragnar Strbjoern », courtier en assurances dans le civil, remarqua les camarades depuis son véhicule et décida de se payer du bon temps. Il accéléra en leur direction avec l´intention de tuer. Un camarade fut projeté par-dessus le véhicule et resta inanimé. Aux dernières nouvelles, il était encore l´objet de soins intensifs à l´hôpital de Freiburg. Sur le moment d´autres personnes sont accourues à son chevet et ont stabilisé la situation jusqu´à l´arrivée des secours.

Et voici que les nazis suite à cette épisode appelle à manifester contre le terrorisme de gauche, leur arrogance est, elle, sans frontière.

Florian Stech fut l´année dernière l´organisateur officiel de la marche nazie à Offenburg. Prévu cette année comme orateur, il est considéré depuis des années comme un activiste dans le milieu nazi régional. La dangerosité de la scène d´extrême droite locale, au-delà du contexte particulier de l´agression, n´est plus à démontrer. Leur présence se fait de plus en plus visible et palpable dans l´Ortenau (région d´Offenburg) : autocollants, menace dans la rue et agressions contre les supposées personnes de gauche et ceux considérés comme migrants.

L´année dernière, les antifascistes ont organisé une manifestation à Rastatt et un rassemblement devant le centre nazi « Rössle » à Söllingen, site apparemment déserté depuis la rupture du bail de location. Les nazis de l´Ortenau ripostaient alors en organisant une manifestation de diversion à Offenburg le 23 octobre afin de diviser les antifas qui réussirent alors à installer un rapport de force en leur faveur sur les différentes initiatives fafs.

Lors des « campagnes », les fascistes apparaissent en groupes et parfois armés. A côté de l´utilisation de gaz poivre ils usent d´autres ustensiles du type pistolet à gaz et couteau afin d´intimider, de se la péter, à quelques occasions pour leur fonction première. Les initiateurs de la marche annulée cette année (2 premiers de la liste ci-dessus) furent déjà repérés pour leur tendance au dilettantisme : appels rédigés à la première personne, glorification du fascisme allemand à côté des fosses à char dans le Rheinau, vidéos ridicules sur youtube où les guerriers de l´apocalypse interprètent des chansons devant le miroir. Ce qui ne les rend pas moins dangereux, ils ne se privent pas d´ailleurs pour annoncer que les gauchistes et autres antifascistes iront dans le four une fois le pouvoir récupéré. Leur virulence leur a valu de voir leur blog relais pour la publicité autour des manifestations bloqué pour « contenus illégaux ».

Le lien avec le mot d´ordre avancé pour samedi (seul le régional est national), autour de l´importance de la paysannerie en tant que pôle de survie de la patrie, se veut paravent pour cacher l´antisémitisme fondamental. Le 22 octobre 1940, environ 6000 juifs et juives du pays de Bade furent déportés et pour la plupart exterminés. Que de telles marches aient encore lieu dans l´espace publique en Allemagne est un véritable scandale et souligne s´il en était besoin la dangerosité de la geste nazie.

La riposte s´impose justement là où les fascistes veulent s´implanter et croître. Il est essentiel de contrecarrer leurs apparitions publiques mais surtout de renforcer la résistance et la protestation antifa. Les villes avec des marches nazies sans grande réponse adverse montrent que les fafs savent capitaliser ces démonstrations pour accroître leur influence notamment sur le terrain.

A Offenburg certains bars servent de points de rencontre pour les tatoués façon 3ème Reich. Les « normaux » évitent de plus en plus ces fiefs en devenir. Les travailleurs sociaux actifs dans la rue demandent d´ailleurs l´interdiction de la fréquentation de ces lieux par les nazis locaux. Il s´agit aussi de protéger les lieux alternatifs, à l´exemple du Kessel. Les commerçants responsables des lieux privés en question ont été sollicités pour connaître leurs positions. Certains marchands du centre-ville sont mécontents car l´année dernière leurs magasins furent bloqués en partie et des clients semblent avoir fait défaut. Mais il est vrai qu´Offenburg n´est pas connue pour sa radicalité mais plutôt pour sa petite bourgeoisie, comme on le sait la base potentielle du fascisme. A se demander si le 8 octobre, à l´occasion de la journée d´action antifasciste (environ 200 participants), les contrôles policiers, barrages, et autres tracasseries administratives (confiscation de pullovers à capuches, rejet de certains organisateurs, confiscation temporaire de banderoles, retard imposé au départ du cortège) ne seraient entre autres l´expression de cette absence de solidarité.

Quoiqu´il en soit, et même si les nazis jouent au chat et à la souris quand ils ne sont pas occupés à pourrir la vie de certaines villes, il nous faut être présent et organiser la riposte. A l´instar d´un vieux principe tombé en désuétude en Alsace, nous ne les laisserons pas parader librement et publiquement.

Am 22. Oktober auf nach Emmendingen ! Nazi-Aufmärsche verhindern – egal wo !

Wie verschiedene Presseberichte angedeutet haben, ist es nun öffentlich, dass die Nazis am 22. Oktober weiter in die Region Ortenau/Südbaden mobilisieren, jedoch ihren Ort gewechselt haben. Der neue Ort für ihren Aufmarsch ist die Stadt Emmendingen. Wir als Antifaschistisches Bündnis Ortenau rufen dazu auf, am 22. Oktober nach Emmendingen zu fahren, um entschlossen und konsequent zu zeigen, dass wir Nazi-Aufmärsche nirgendwo dulden ! Die aktuellen Zugtreffpunkte erfahrt ihr in den nächsten Tagen von uns. Die Nazis mobilisieren unter dem Motto “Gegen linken Terror – Nationalen Sozialismus erkämpfen !” auf 12 Uhr an den Bahnhof in Emmendingen. Angesichts der Tatsache, dass am 1. Oktober der faschistische Ortenauer NPD-Kader Florian Stech in Riegel im Landkreis Emmendingen fast einen Antifaschisten zu Tode gefahren hat, ist es für uns umso wichtiger geworden, dass wir dafür sorgen müssen, dass rechter und faschistischer Ideologie Einhalt geboten wird. Achtet auf weitere Ankündigungen ! Nie wieder Faschismus ! Am 22. Oktober auf nach Emmendingen ! Antifaschistisches Bündnis Ortenau 13. Oktober 2011

Octobre antifasciste à Offenburg et Emmendingen Rétrospective

Travail unitaire et mobilisation

Lorsque fut connu au printemps le projet d´une manifestation des nazis locaux, sous la direction de Florian Stech comme en 2010, le collectif antifasciste de l´Ortenau s´est remis en route. L´année dernière nous ne disposions pas de 6 mois pour organiser la protestation et la résistance. Des groupes antifascistes divers, de gauche et/ou révolutionnaires, des individus, tous de la région, se rencontrent alors régulièrement. Un blog existe, il permet de consulter les évolutions, l´actualité. Des textes, autocollants, tracts, affiches sont faits et distribués ; des interviews sont données et des séances d´information ont eu lieu dans plusieurs villes de la région. En parallèle un collectif plutôt syndical a repris son travail et prévoit plusieurs actions au centre ville pour le 22 octobre.

Nazis on line…

Le blog des « Forces Libres de l´Ortenau », qui a appelé à la marche nazie du 22, dégouline d´antisémitisme, de racisme et de repoussantes fantaisies morbides contre la gauche. Sur Facebook, Stech et ses amis nazis on line se représentent en détail la possibilité de pouvoir enfin et de manière impunie buter un gauchiste.

… et dans la rue

Depuis la marche ratée du 23 octobre 2010 le nombre des agressions nazies a augmenté massivement à Offenburg. Le quasiment autogéré centre de jeunesse « Kessel » semble être une épine dans les pieds des fascistes. Avec répétition ils y apparaissent en petits ou grands groupes, cherche la « conversation », intimident ou agrippent de suite le pistolet à gaz. Etrangement surgissent de nombreux autocollants fascistes au centre ville, en particulier lors des commémorations nazies importantes. Le 24 septembre 2011 se tient une rencontre sur le thème de l´ « influence et du pouvoir des médias » avec le conseiller d´entreprise et nazi Wolfgang Grunwald de Ballrechten-Dotingen à Freiburg. Ces mondanités furent lancées par le nazi connu et originaire la région, Nicolai Hessmann. 10 nazis furent présents.

Le 1er octobre et ses suites

Sur le parking Pendler, à la sortie d´autoroute Riegel, les nazis organisent un point de ralliement. De là Stech et sa voiture devait conduire ses amis à une soirée pour mobiliser des fonds. Le parking était surveillé par un groupe d´antifascistes. Lorsque Stech les remarqua, il lança sa voiture sur eux et propulsa un jeune antifa de 21 ans. Celui-ci, gravement blessé, dut être soigné de manière intensive à l´hôpital de Freiburg. Le permis et la voiture de Stech ont été confisqués, il reste libre et se moquera peu de jours après du camarade gravement blessé, sur sa nouvelle page Facebook, avec ses compatriotes. Pendant ce temps-là la police enquête contre 8 des antifascistes présents sur le parking. Stech se rétractera en temps que personne déclarant la manifestation nazie. C´est Alexander Francke de Whyl qui le remplacera.

5 octobre : manifestation spontanée à Offenburg

La colère contre l´agression fut grande. Le collectif « enough is enough” appela à une manifestation non déclarée le 5 à 19h15. 200 antifascistes répondirent à l´appel, venus de toute la région ainsi que des centaines de policiers de toute sorte : la Bereitschaftspolizei (équivalent des CRS), d´autres unités affectées à la recherche de preuves où aux arrestations. Sous la direction du nouveau chef Peter Dieterle, la police d´Offenburg suit une ligne agressive sans concession. Les manifestants sont filmés dés le départ, également fouillés, retenus. La sûreté de l´Etat et d´autres polices civiles sont présentes avec plusieurs fonctionnaires, Les agents de médiation, empêcheurs de conflits, couvrent les blessures causées par les forces d´intervention en clamant la situation, en réfutant et en refusant de nommer leur numéro de service. L´arbitraire d´Etat montre sa vilaine face et de nombreux passants sont choqués. Lorsque finalement le cortège démarre, il est fortement encadré par la police. L´expression « chaudron ambulant » convient ici exactement, pas de banderole à lire et pas d´impression positive vers l´extérieur. Un peu avant la fin éclatent un feu de Bengale et 2 pétards dans les premiers rangs, instant choisi par la police pour intervenir. La manifestation est dispersée, ceux de devant encerclés. Plus de 130 personnes se verront, une à une, devoir justifier de leur identité, fouillées, filmées dans des unités mobiles. L´imprévue commission d´enquête fut ce soir-là improvisée sur place. Vers 23 heures, fin du crachin, les dernières personnes peuvent rentrer chez elles en train ou avec les camarades patients.

Journée d´action antifasciste du 8 octobre

3 jours plus tard a lieu la journée d´action préparée, la diffusion de centaines de tracts pour le 22 se fait sur la place du marché et au centre ville. A partir de midi une fête de rue est préparée au « Kessel » et la « Vokü » (cuisine populaire) commence à éplucher. La manifestation prévue à 15 heures démarra finalement à 16h30 à cause de longues négociations autour d´arguties juridiques sur le droit de manifester et du blocage de camarades à la gare et à la sortie de l´autoroute. Drapeaux, banderoles et vêtements sont confisqués. Mais c´est la volonté des autorités de réintroduire sournoisement les lois sur les manifestations refusées il y a 2 ans : les membres de la sérénité organisée (S.O.) doivent justifier de leur identité, ce qui est une entorse au droit actuel. Pour des raisons pratiques, 8 personnes cèderont et joueront le jeu. C´est un mauvais signal envoyé aux autorités pendant que ceux qui attendent sont photographiés, filmés par des policiers en uniforme ou en civil. Après lecture des impératifs et autres tracasseries, un rap de Holger Bruner et une prise de parole du collectif, la manif démarre légèrement encadrée par al police. La réception par la population en générale fut bonne, beaucoup de passants se sont arrêtés, ont écouté les prises de parole et sont emparés des tracts. Le bar apprécié de nazis, le « Biermichel », fut particulièrement protégé par les autorités lors du passage du cortège. La plupart des manifestants rejoindront plus tard le « Kessel » et sa fête de rue, sa cuisine populaire et « vegan » du collectif cuisinier fribourgeois « les Taupes ». Egalement à disposition boissons et stands d´information. La nuit verra la foule fêter avec les « Blues Against Youth », Holger Burner et « Do Läuft´s Crew ».

Le 22 octobre : historique et actuel.

Pour les personnes sensibles à l´histoire le 22 octobre n´est pas un jour comme les autres. Il y a 71 ans, dans le cadre de l´opération « Wagner-Bürckel », les juif-ve-s du pays de Bade, de la Sarre, du Palatinat furent déportés dans le camp de Gurs en France. 6 500 personnes furent jetés dans le redouté camp. La plupart n´a pas survécu. Exactement le jour que les nazis ont choisi pour leur marche et ils n´en dissimulent pas la symbolique, citation : « L´affirmation la plus osée fut celle qui prétendait que nous marchons de manière intentionnelle le 70ème jour anniversaire de la déportation des juifs de Bade dans le camp de Gurs, que nous provoquons !! Je remercie la presse car maintenant nous avons une bonne raison chaque année et à cette date d´organiser une marche ! » Nous n´avons pas à faire à des négationnistes de la Shoa, tr`s répandus dans le milieu nazi, mais à des nazis qui se moquent de l´extermination des juifs d´Europe et de manière déterminée veulent commémorer à leur façon l´évènement. Il en sera autrement. Le 1er octobre produit son effet. Francke retire la déclaration de manifestation, le blog nazi sort du réseau. Il est officiellement retiré car ses contenus contreviennent aux directives de Log.org et doivent être écartés. En interne le milieu nazi au sud du pays de Bade s´entredéchire. Le 1er octobre et la conduite de Stech étaient juste la goutte de trop, menaçant de débordement le tonneau brun (voir le communiqué des antifas autonomes de Freiburg). Le 11 octobre nous apprenons que les nazis annoncent une manifestation à Emmendingen sous le slogan : « contre la terreur rouge, imposons le national-socialisme ». Stech n´est par exemple plus à l´ordre du jour. La liste des soutiens subit aussi une actualisation. En l´espace de quelques jours, à Emmendingen, une coalition large se constitue sous le mot d´ordre « Emmendingen zone sans nazis », dans laquelle 50 groupes, partis, des individus sont actifs. L´extrême gauche locale mobilise maintenant massivement pour Emmendingen, ce qu´indique les 15 points de rencontre dans les gares. La police régionale se mobilise aussi fortement. Selon les discussions avec le collectif d´Emmendingen, 700 personnels sont attendus. Finalement Emmendingen sera ce jour-là « la ville la mieux protégée du Bade-Wurtemberg Le 17 octobre, la ville d´Emmendingen osera ce qu´Offenburg n´avait osé, elle interdira les festivités nazies. L´interdiction est justifiée par les risques attendus et la date de commémoration. Les collectifs d´Emmendingen et d´Offenburg maintiennent tout de même leurs plans. Personne ne veut laisser cette journée aux nazis, où que ce soit. L´expérience des retraits d´interdictions par les cours administratives compétentes après recours des nazis est aussi une raison du maintien. Vendredi, de nombreux antifascistes reçoivent un courrier de la ville d´Emmendingen. Ce n´est pas une invitation amicale pour venir manifester contre les nazis mais une interdiction de séjour pour toute la ville samedi. La cour administrative de Freiburg invalide toutefois l´exécution immédiate permettant à l´interdiction d´être annulée. Nouvelle surprise, les nazis laissent le délai (vendredi 18 h) s´épuiser et annoncent déjà le jeudi soir : « La manifestation reste interdite et n´aura pas lieu le 22 octobre. Nous vous remercions pour le soutien du Bade-Wurtemberg et d´autres régions d´Allemagne et nous nous manifesterons de nouveau bientôt avec de nouvelles actions. Peut-être plus vite que l´espèrent certains ennemis du peuple… L´organisation de la manifestation. » Arrive ce que personne n´attendait, pas de nazis le 22/10/11. 1000 personnes se rendent sur la place du marché d´Emmendingen pour le « marché coloré pour la tolérance et la démocratie d´Emmendingen, ensemble et sans nazis ». Le centre ville, initialement prévu comme lieu de manif nazie fut totalement sous contrôle policier. Vidéosurveillance de la place du marché à partir des fenêtres de la mairie et escouades à cheval. Vers 14 heures, 80 personnes se mettent en marche silencieusement à Offenburg. Les premiers rangs portent des valises et pancartes avec les noms de juifs d´Offenburg déportés. Différentes actions collectives et un concert près de la « colonne d´Ursula » se dérouleront également. Le 22/10 se termine sans nazis dans les rues du sud-Bade. Les rumeurs à propos d´une marche à Lörrach ne seront pas vérifiées. Bien sûr ils annoncent de nouvelles actions. Le travail dans un collectif n´est pas facile, le plus petit dénominateur commun « contre les nazis » fut recherché. Une coalition engagée de la société civile et une forte mobilisation d´extrême gauche ont relégué ce jour-là les nazis au placard. Mais ce mois fut assombri par le 1er octobre. Ici et sur les pages Facebook les commentaires montrent la brutalité et la haine de l´autre des nazis locaux. Même s´ils sont en désaccord, nous ne devons les sous-estimer ou les ignorer. Un événement fasciste peut vite survenir. Nous serons dans la rue tous ensemble. Tenez-vous au courant, empêchez les marches nazies et mettez sans dessus dessous toute cette merde ! Siamo tutti antifascisti !

Collectif antifasciste de l´Ortenau – 27/10/11. Traduction artisanale d´AL.

Publié le 2 novembre 2011 par CAL Alsace
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